Archer français - 1

Article écrit par Alchimiste, le Wed 15-Feb-2017 09:51:43.

Franc-Archers francais - Histoire

Sources : Ordonnance des Francs-Archers de Montilz-les-Tours
Dates : de 1448 à 1481
Equipement type : voir page equipement

Suite à de grandes batailles (Crécy, Azincourt) de la guerre de Cent Ans, la suprématie des archers anglais sur la chevalerie française a été démontrée.
En 1448, Charles VII (roi de France) promulgua une ordonnance imposant à chaque paroisse de fournir à l'armée royale un archer équipé pour 50 à 80 feux (habitations).


Ces archers étaient soumis à certaines obligations. Ils étaient mobilisables sur demande du roi, selon les besoins de l'armée. Ils devaient s'entrainer tous les dimanches. Ils étaient par contre affranchis (« francs ») de toute autre activité militaire, de la taille et de tout impôt. Ils étaient également payés pour toute durée de service actif, par le royaume. Leur équipement (arc, flèches, arbalètes, armement divers) était à charge des paroisses. En principe donc, le roi de France se dotait de régiments d'archers, régulièrement entrainés et mobilisables à tout moment.


Dans la réalité, leur entrainement ne put jamais concurrencer celui des archers anglais (entrainés chaque semaine depuis leur plus jeune âge) et ces régiments n'étant pas permanents, ils ne furent jamais correctement coordonnés lors des batailles. Les archers ne se connaissaient pas entre eux, étaient difficiles à mobiliser et à rassembler, n'étaient pas habitués à manoeuvrer et à obéir aux ordres comme des troupes régulières. Ils se battirent aux batailles de Formigny et de Castillon à la fin de la guerre de Cent Ans, ainsi que dans les guerres de Bretagne et contre la Bourgogne, avec assez peu de succès.
Ils participèrent à la bataille de Guinegatte une autre défaite française que le commandant en chef français mis sur le dos de l'indiscipline des archers.

voir la page '1479 - Guinegatte'


Outre leur mauvaise organisation en bataille, ces archers (hébergés dans les paroisses mais payés et aux ordres du roi) obtinrent assez vite une très mauvaise réputation. Voleurs, pilleurs, rustres irrespectueux de l'autorité locale, ils devinrent très vite des fardeaux pour les villes et villages. En effet, ceux-ci ne payant pas les taxes, ces montants étaient à charge des autres habitants. Peu après la défaite de Guinegatte, ils tombèrent en discrédit sous le nom de « franc-taupin ».

Mise a jour du texte par Anne La Genereuse, le Thu 8-Jun-2017 20:26:52.